« Correspondances de compositeurs en miroir de leurs œuvres
»
10 place du Panthéon - PARIS 5
Quand les courriers entre compositeurs et interprètes révèlent les coulisses de la naissance des œuvres…
Commentaires, critiques, exégèses : nombreux sont les universitaires, musicologues, journalistes spécialisés qui ont cherché à mettre en mots, expliquer, justifier notamment les intentions des compositeurs à propos des oeuvres qui relèvent de ce que l'on appelle le grand répertoire. Même les plus grandes plumes et les esprits les plus acérés ne vaudront jamais la lettre d'un créateur à l'un de ses contemporains, révélant les tourments, les interrogations, les illuminations accompagnant la création d'une oeuvre musicale. Au bout du compte, les critiques passent, la musique reste.
L'éloignement, l'isolement redistribue les cartes sur la façon de penser à plusieurs, recevoir des idées.... Et le courrier, salvateur, a permis aux compositeurs de rétablir le dialogue avec le monde contemporain. Beethoven, victime de son handicap, Bartók subissant la guerre ou bien de la distanciation sociale imposée par le covid (5 ans après....Marillier et Bass), les compositeurs ont remplacé l’impossibilité du dialogue direct par une correspondance nourrie. Comment incarner l’abîme ? (Bartók) Comment le combler? (Beethoven) À quel point la créativité peut-elle être nourrie par la distance ? Comment trouver une langue épistolaire qui stimule l’esprit ?
Grâce au fonds de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, ce programme est complété d’une exposition autour de cet axe de la transmission, de la mémoire.
Ludwig van Beethoven: Sonate pour piano et violon en sol majeur op.96 (1812)
Léo Marillier: Deux études pour piano, création 2026
Orlando Bass : Egg, pour violon seul
Béla Bartók: Sonate pour violon et piano n.1 (1921)
Mise en perspective des oeuvres musicales avec des ouvrages mis à disposition par le fonds documentaire de la Bibliothèque Sainte-Geneviève
